Les fumées causent des problèmes de santé aux habitants de Haï Gourine

 

La décharge publique de Sidi Ben Yebka menace sérieusement la santé de la population locale de Haï Gourine, relevant de la commune d’Arzew et se trouvant justement à quelques mètres de la décharge, du fait des  émanations toxiques qui s’y dégagent à longueur d’année ainsi que la fumée qui se propage à des kilomètres à la
ronde, envenimant l’atmosphère par des gaz infectes et irrespirables.
«Seule la dotation de la région d’un CET (centre d’enfouissement technique) pourrait soulager les habitants limitrophes des affres des déchets ménagers et industriels déversés quotidiennement dans la décharge sauvage de Haï Gourine», dira un responsable communal.
Notre source fera aussi remarquer que le site en question est devenu une gangrène, souillant la plaine de Sidi Ben
Yebka, très fertile et paralysant de la sorte tout plan de développement local dont la localité devait bénéficier dans le cadre du PSD (Programme Sectoriel de Développement), notamment le nouvel échangeur traversant Haï
Gourine pour relier la commune de Sidi Ben Yebka à celle d’Arzew. Sachant qu’une fois opérationnel, cet ouvrage
d’art permettra d’éradiquer l’intersection meurtrière de la localité où d’importants accidents ont été recensés à cause de la densité du trafic et des fumées aveuglantes qui se dégagent de la décharge à la faveur des vents. Les camions transportant le marbre des carrières pourront également l’utiliser, sans pour autant affecter la circulation routière à ce point.

Selon certains habitants, la situation s’est aggravée, suite à l’avancée de la dite décharge, à défaut d’un mur de
clôture délimitant sa superficie et l’absence totale de gardiennage et de gestion du site. «Les camionneurs se débarrassent n’importe comment de leur chargement de remblais, de restes domestiques ou industriels par des entreprises de production industrielle. Nous avons interpellé à maintes reprises les autorités pour rappeler à l’ordre les contrevenants, mais en vain», dira un riverain. Les habitants locaux souhaitent d’ailleurs l’intervention des services concernés et faire preuve de fermeté à l’égard des utilisateurs enfreignant ainsi la loi au niveau de ladite
décharge. Notons que dans le cadre de l’application de la politique de la gestion des déchets solides, le groupement Oran-est, constitué entre autres des communes de Mers El Hadjadj, Arzew, Gdyel et Béthioua, a fait l’objet d’une étude technique établie par le bureau d’études EEG/ Simescol et ce, depuis 2008, sans toutefois se répercuter sur le terrain à nos jours. Cette étude indique que l’ensemble des communes du Groupement-est présente des facilités pour le choix d’un site pour la projection d’un centre d’enfouissement technique. A noter que le métier de récupérateur des produits ferreux commence à prendre de l’ampleur au niveau de la décharge sauvage de Haï Gourine. Pire, le métier en question est malheureusement très prisé par des dizaines d’enfants qui fuient les bancs de l’école et utilisés par des adultes gourmands, ne cherchant que le gain facile.
Très tôt le matin, des gamins sèchent leurs cours et se donnent rendez-vous sur le site où des odeurs nauséabondes émanant de l’incinération empoisonnent l’environnement. Ces enfants, charriant d’énormes charges, ratissent quotidiennement le site pour dénicher quelques ustensiles métalliques de tous bords. Les produits ramassés sont remis à des employeurs peu scrupuleux qui revendent ces métaux au niverau du marché informel de Haï Nedjma, ex-Chteïbo. Des parents seraient d’ailleurs soupçonnés de favoriser l’absence de leurs progénitures de la scolarité. Ce qui est un grave délit.

 

ARIBI MOKHTAR.

La voix de l'Oranie du 03 avril 2012

 http://www.voix-oranie.com/assets/Archives/03-04-2012/journal.pdf