Jour de liesse à Sidi Ben Yebka

La population de Sidi Ben Yebka était en fête, dans la matinée de jeudi passé. Nombreux étaient ces chérubins et cette jeunesse palpitante de fierté, venus inaugurer le centre culturel richement pavoisé pour la circonstance. Des anciens moudjahidine et la société civile étaient également là, pour non seulement honorer de leur présence cette inauguration mais surtout exprimer par cela un intérêt pour la chose culturelle. «Le centre sera, nous dit le jeune Amine, un espace qui nous permettra de mieux nous éduquer et d’entrevoir nos futures possibilités dans le domaine culturel et redonner vie à notre localité.» Pour Si Abdelkader, un ancien moudjahid, «l’ouverture de cet espace, destiné à notre jeunesse, est historiquement important, car à Sidi Ben Yebka, la culture n’avait pas bon écho par son absence. Maintenant cet établissement va permettre à notre jeunesse de s’intéresser à la culture dans ces nombreuses facettes,  musique, poésie, informatique et lecture. Ils viendront là, tous ces jeunes, au lieu d’être au café du coin.» 


 

Cette infrastructure est composée d’un ensemble immobilier assez spacieux, une salle d’informatique, dotée de dix micro-ordinateurs, d’une salle de lecture, d’un vaste espace écologique. La réalisation de ce centre culturel a nécessité la somme de 12 millions de dinars, quant à la bibliothèque, sa construction a coûté la somme de 12,8 millions de dinars. Son équipement s’est fait grâce à une dotation de 5000 livres pluridisciplinaire et avec la bénédiction de la directrice de la culture de la wilaya d’Oran.

Un projet d’espace vert mitoyen au centre culturel est en cours d’aménagement. C’est un futur lieu de détente et de loisir qui a nécessité la mobilisation d’une enveloppe financière équivalente à 14,5 millions de dinars.

Un groupe d’enfants a souhaité la bienvenue au chef de l’exécutif wilayal qui était alors accompagné d’une armada, venue pour inaugurer ce centre culturel. Un chérubin a alors  lu un texte, évocateur de l’importance de la culture dans la formation intellectuelle et la connaissance, sans qu’en retour le wali n’ait jugé utile de répondre au mot de bienvenue, laissant ainsi sur leur faim, des gamins l’ayant dignement reçu.

B. Boukaboura

Extrait Voix de l'oranie du 16/11/2011